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   Léo ROSENBLUM

Sous-titre de la section

Nous avons eu la grande joie d'accueillir parmi nous Léo ROSENBLUM, médium spirite d'une très modestie et d’un cœur immense qui était au service de l'au-delà dont il recevait de très beaux poèmes, souvent en vers et d'une grande profondeur spirituelle. 
Pendant plus de quarante ans, malgré un travail très prenant qui le menait souvent loin de chez lui, Léo, n'écoutant que son cœur, et les êtres lumineux de l'au-delà, a consacré sa vie à transmettre bénévolement les messages des êtres partis de l'autre côté – souvent des enfants - à leurs parents endeuillés créant ainsi de nombreux petits groupes de réconfort en compagnie de sa radieuse épouse Monique et donnant chaque fois de nombreux messages et de nombreuses preuves que nos aimés, depuis le monde invisible, continuent à nous voir, à nous entendre et à veiller sur ceux qu'ils aiment.

Léo ROSENBLUM nous avait fait l'immense cadeau de nous autoriser à publier quelques-uns des merveilleux textes qu'il avait reçus. Nous l'en remercions encore du fond du cœur et lui rendons un chaleureux hommage en vous permettant de les découvrir…   


Message pour un père

Sous-titre de la section

messagePourUnPere.png

Poème inspiré à Léo Rosenblum en Octobre 1988 par un fils décédé
dans la fleur de l'âge pour son père habitant QUAREGNON en Belgique.

Laisse rentrer le soleil, la musique et les fleurs
Et apaise ton coeur.
Reprends goût à la vie et sèche tous tes pleurs,
Retrouve le bonheur,
Apaise ta rancoeur.

Si la charge de mon corps pour moi est terminée
Car j'en suis délivré
Et je me sens léger,
Je dois monter plus haut, vers la douce lumière
Par des plans successifs voyageant dans l'éther.
Telle est ma destinée,
Elle était bien tracée.

Sais-tu mon cher Papa que ton âme souffrante
Freine mon envolée ?
Je te vois malheureux et ton chagrin me tente
De ne pas vous quitter,
De ne pas évoluer.

Aussi, je t'en conjure en inspirant ces vers
A notre ami Léo,
Souris donc à la vie, change ton visage austère
Et cela au plus tôt.

Progressant vers le monde de Divine Lumière,
Tu tempères mon bonheur en croisant ton regard
Tout rempli de détresse.
Sois aidé par la foi en Dieu et les prières.
Si tu m'aimes vraiment, émerge du brouillard
Car l'osmose spirituelle nous remplit d'allégresse
Et non point de tristesse.

Si tu veux m'écouter - et en cela j'insiste -
Accroche-toi à la vie et ne sois pas si triste.
L'espace nous sépare mais l'amour nous unit.
Vous restez sur la terre, je suis dans l'infini.
Continue donc ta route.
Continue, le destin en a décidé ainsi
De ton coeur chasse le doute.
Je vois qu'il t'envahit, et tu t'éloignes de Dieu :
Ce doute est bien pénible et me rend malheureux,
Car moi, j'ai foi en Lui.

Voilà, ces quelques vers. Tu en auras lecture
Avec tout notre amour.
L'épreuve est difficile, la vie humaine est dure
Au fil des nuits, des jours,
Elle doit être acceptée
Avec courage, patience et puis humilité.
L'épreuve nous grandit, les chagrins nous épurent.
Laissez-moi m'envoler vers le brillant azur.
Après la vie fugace, je vais vers le futur.
Nos liens tiendront toujours
Il n'y a pas de distance
Le temps n'est qu'apparence
Dans le sublime amour.

Merci ami médium travaillant dans la joie
Pour transmettre aux parents un peu de notre foi,
Toujours bien disponible et toujours bienveillant
Traduisant nos pensées tout en les versifiant
En écoutant nos voix.

Nota : La versification se fait naturellement et souvent très rapidement par inspiration des entités de l'au-delà qui nous entourent, nommées d'ailleurs "muses" par les poètes.
Ceux-ci comprennent inconsciemment que souvent la musique, la poésie, la peinture et de nombreuses créations artistiques sont inspirées d'"ailleurs", mais le reconnaître n'est ce pas un acte d'humilité contraire à l'orgueil humain ?

 

Léo ROSENBLUM (Médium spirite)

Consolation

Maman, je ne veux plus te voir souvent pleurer.
Sèche tes larmes de douleur et apaise ton coeur,
N'aie plus contre ma mort cette dure rancoeur;
Mon âme est à présent dans la félicité.

De ce karma choisi, abrégeant mon enfance,
J'en acceptais l'épreuve, redoutant ta souffrance;
preuve déchirante pour nos évolutions
Oublies pour ton bonheur, dans notre humble maison,
Le cruel souvenir de ma jeune présence.

Je suis là près de toi, conscient et bien vivant,
Séparé par un voile, dans un tout autre monde
Que la lumière divine éblouit et inonde
Dans l'harmonie, l'amour, nous baignons hors du temps.

Je ne suis plus de chair et tu ne me vois plus.
Bien près de toi pourtant, par mon âme vibrante
Je te ressens fiévreuse, malheureuse et tremblante.
Si tu pouvais comprendre, comme tu serais émue !

Si tu pouvais savoir, comme changerait ta vie !
Mais, tu t'isoles en vain; tu souffres et tu supplies
Et ton chagrin t'égare; tu n'entends pas ma voix
Qui te crie avec force : "Maman écoutes moi,
Je ne t'ai pas quittée, crois-moi, je t'aime encore,
Tu n'es pas séparée de moi que tu adores."

"dans ce monde cruel où tu te désespères,
Saches que mon affection pour toi et pour mon père
Vous entoure tous deux avec force et prière"
Je demande à mon guide si généreux et si droit
De vous influencer pour prier avec moi,

Et d'avoir le courage de supporter l'épreuve
Jusqu'au jour où vos âmes auront enfin la preuve
D'une existence toute autre, mais qui n'est pas la vie
Telle que vous la concevez, mais celle des Esprits
Séparés de leurs corps qui redeviennent poussière.

Nous nous retrouverons et nous serons unis
Ensemble et pour longtemps dans ce monde invisible
Nous serons en osmose dans la joie indicible
La mort n'existe pas, je vous le certifie.

En attendant, sur terre resplendissez d'amour.
Donnez-vous tous la main et faites que chaque jour
Soit bien mis à profit pour évoluer vers Dieu.
La tendresse prodiguée entre vous me console
De m'être désincarné car tel est mon destin.
Ecoute petite mère, mes bien douces paroles,
Ecoute Maman chérie ce message serein
Plus tard, tu connaitras ce monde radieux.

En attendant souris, j'apaise ta souffrance.
Oui, je verse ce baume pour calmer ton chagrin,
Mais c'est la vérité, quoiqu'en pensent certains
Minés par la douleur dans leur triste ignorance
Mais ne veulent pas admettre les lois de survivance
Connues par tant de peuples dits moins évolués
Qui préparent en leur vie leur proche éternité.

Les cycles évolutifs sont lois de l'univers.
Comme succèdent à l'été, l'automne et puis l'hiver
Et le printemps revient et puis tout recommence
Après la vie, la mort et puis la renaissance
Pour gagner par degrés la Divine Lumière.


 

Message reçu par le médium LEO ROSENBLUM - octobre 1986

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Qu'elle était douce notre maison

Qu'elle était douce notre maison
Réunissant toute la famille !
Douce chaleur, garçons et filles,
Dans le bonheur à l'unisson.

Qu'il était doux notre foyer,
Les bûches claires et puis ces flammes,
Chaleureuses comme nos âmes.
Qu'il est bon d'aimer, d'être aimé !

La grande table était servie,
Dans le silence et la prière,
Nous entonnions le "Notre Père"
Et apaisions nos appétits.

Que de souvenirs de bonheur
Me reviennent en ce court moment
Où je me remémore les heures
Où j'étais parmi les vivants !

Mais je ne regrette rien du passé,
Car la vitesse et la folie
Ont remplacé dans votre vie,
Joies simples et douce sérénité.
Et s'il fallait que je revienne,
Croyez, chers amis qui m'écoutez,
Je ne veux pas vous faire de peine,
Mais j'y serais bien obligée.

Car je suis dans le silence
Et j'ignore tout d'un corps pesant.
J'ai terminé toutes souffrances,
Je suis en paix au firmament.

J'ai assuré mon rôle de mère,
J'ai donné amour et bons soins ;
J'ai compensé toutes misères,
J'ai donné du temps et du pain.
Toujours dans la foi en priant,
J'ai conscience d'avoir suivi Dieu,
Je suis à présent dans les cieux,
Heureuse, sans regret, sans tourment.

Merci, ami Léo, de traduire ma pensée.
Puisse-t-elle éclairer nos amis,
Car vos réunions où l'on prie
Ont comme but de nous relier.

Faites bien passer les messages,
Les promesses, certes, sont de bon ton,
Mais de promettre d'être sage,
Il en faut l'application.

A présent, continuez la route,
Travaillez sur vous-mêmes amis,
Otez de vos coeurs les doutes,
Suivez le chemin qui conduit
A la sagesse...
Merci

 

Message reçu le samedi 26 novembre 1988
Par Léo ROSENBLUM

 

quElleEtaitDouceNotreMaison.png

Noirs et blancs

noirsEtBlancs.png

Note de Léo Rosenblum : Ce poème m'a été directement inspiré par une entité de couleur noire.C'est-à-dire ce que l'on nomme communément les esprits car la mort est un autre état d'être vibratoire. Bien sûr pour ceux qui veulent bien le comprendre et l'admettre (ce qui les rendrait probablement plus heureux)Lors d'un voyage pour mes activités professionnelles le 9 avril 1985, je me trouvais dans un hôtel à Chalons Sur Marne, (à présent, Chalons en Champagne), j'étais assis sur mon lit. Devant moi, ce noir aussi visible que nous le sommes tous de notre vivant sur terre m'a demandé "prends ton cahier et écris" ce qui fut fait en exactement trente minutes.Je n'ai ni rajouté, ni retranché un seul mot, j'ai simplement hésité d'écrire le mot "garce" que je trouvais trop fort, mais cet ami de l'au-delà m'a dit avec douceur devant mon hésitation :"Ne connais tu pas le langage des méchants, des racistes, et de tous les côtés ?"Comme d'habitude j'ai transcrit en vers ce qui m'était dicté "En vers"Que cet humble poème, nous fasse réfléchir et apporte un peu plus de fraternité et d'amour parmi les soeurs et frères terrestres dans nos si courtes vies et merci à nos amis pour la grâce qu'ils me font, de m'aider à distribuer à mes prochains un peu de leur amour incommensurable.


Souvent noirs sont les blancs,
Et pas toujours blanc sont les noirs,
Mais tous, sont frères en Dieu.

Je me souviens, c'était dimanche,
Moi j'étais noir, elle était blanche,
Et nous nous sommes rencontrés.

Je souffrais de ma négritude,
Elle aussi de sa solitude,
Et nous nous sommes consolés.

Nous devions nous aimer davantage,
Plus soudés en voyant des visages,
Qui n'étaient que haines rentrées.
Des réflexions désobligeantes,
Pour moi le nègre, et son amante,
Combien nous fûmes humiliés !

Comme elle est et vicieuse cette garce,
Pour s'accoupler à cette race,
De pauvre type déraciné.

Mon Dieu que les sentiments vrais et nobles,
Sont incompris, monde ignoble,
Combien nous avons dû payer.

Que de larmes et de souffrances,
Pour mon très court séjour en France,
Sur les bancs de la faculté.

Las des reproches et des sarcasmes,
Nous est venu l'idée fantasque,
Dans mon pays de retourner.

L'accueil chez moi ? Non pas meilleur,
C'était elle qui était de couleur,
Elle fut par tous rejetée.

Nous avons tenu bon...deux ans,
En supposant qu'avec le temps,
Reviendrait la tranquillité.

C'était compter sans la folie,
Qui naît soudain dans des pays,
Car le coup d'état a frappé.

Et quand advinrent les jours d'émeutes,
Ce peuple noir, tel une meute,
Nous a tous les deux massacrés.
Le crime ? C'était la mésalliance,
Enfreindre les lois, quelle insolence !
Pour cela nous étions condamnés.

Anomalie, honte du village
Je revois encore le visage,
Et le martyre de mon aimée.

Ce pauvre regard pathétique,
Ecrasé à grands coups de triques,
Et les cris vociférés.

Moi j'étais noir, elle était blanche,
On s'était connus un dimanche,
Mais je vous parle au passé.

On nous a recouverts de terre,
Car c'est vers Dieu...de tous...Le Père,
Que nos âmes s'en sont allées.

Là, parmi les champs et les fleurs,
Dans la beauté et le bonheur,
Ses anges nous ont consolés.

Au ciel, aucune différence,
De race, de peau, d'Afrique, de France,
C'est pour nous tous, l'égalité.

Faut-il mourir pour que comprennent,
Les hommes nourris par tant de haine,
Que le seul acte noble, c'est d'aimer ?

Pourquoi constater sur la terre,
Que luttes fratricides et misères,
Pour des vies si souvent écourtées ?

Nos âmes sont en paix en ce lieu,
Par la miséricorde de Dieu,
Réunis dans l'éternité.

Moi j'étais noir, elle était blanche,
On s'était connus un dimanche,
Et nos épreuves sont terminées.

 

Transcrit par Léo ROSENBLUM
Médium spiritualiste

A quoi sert la vie terrestre ?

aQuoiSertLaVieTerrestre.png

Mesure le temps qui passe en voyant les visages,
Le reflet des miroirs ou ceux de tes amis.
On y lit le bonheur, les joies ou les orages ;
On y voit la jeunesse cédant au temps qui fuit.

Que fais tu de ce temps ? Que fais-tu de ces forces
Qui te sont accordées pour ton évolution ?
Que fais tu de ta vie ? Est-ce que tu t'efforces
De comprendre ton passage sur la terre, ta mission ?

Rejette tout orgueil, les défauts, l'avarice,
Car il faut s'alléger sur le chemin du ciel.
Perfectionne ton âme en l'épurant des vices,
Pour gagner une étape vers la vie éternelle.

Seulement une étape ; il en faut beaucoup d'autres
Après maintes années de vies et de séjours
Sur cette terre d'épreuves, afin d'être les hôtes
Du lieu dit "PARADIS" gagné avec l'amour ;

L'amour de ton prochain, appliquant les paroles
De ces illustres sages de toutes religions
Tous envoyés de Dieu, semant les paraboles
Pour faire vibrer d'amour les hommes et les nations.

Admire bien tous ces hommes, ces saints et ces apôtres
Souvent bien incompris, et souvent mis à mort.
Copie bien leurs exemples, pour que ta vie soit autre
Et que leur enseignement te rende bon et fort.

Oui, fort pour lutter contre toutes tes faiblesses,
Oui, faible pour céder à toute main tendue
Donne la main à tes frères guidés par la sagesse,
Partage ton pain, ton coeur, pratique les vertus.

Lorsque vers la lumière sera menée ton âme,
Tu seras sans regret, la mission accomplie.
Prie alors pour tous ceux qui sur la terre se damnent.
Tu comprendras enfin le pourquoi de la vie.

Et le pourquoi de l'homme, et le pourquoi des choses.
A quoi sert ce séjour, nos joies et nos ennuis,
A quoi servent nos vies, ou joyeuses ou moroses,
Les réponses aux questions données dans les écrits.

Que peu se donnent la peine de lire et de comprendre.
Frappe à la porte céleste ; C'est sûr, on t'ouvrira.
Cherche la voie du ciel si remplie de méandres.
Tu trouveras des guides, et l'on t'enseignera.

Le pourquoi de nos jours, ce qu'il faut en attendre,
Car de toutes richesses tu n'emporteras rien
Que l'acquis de l'amour du au fait de répandre
Les très saintes paroles, les préceptes divins.

Et de les appliquer, en ton âme et conscience.
Lorsque, devenu vieux, ou d'un court destin
Que tu sois ouvrier, berger ou homme de science
Quand sonne l'heure de quitter ce long ou bref chemin.

Sur ton visage serein reflétant la sagesse
La joie au fond des yeux, la bonté en ton coeur,
Tu partiras léger, tout rempli d'allégresse,
En retournant heureux vers Dieu ton créateur.

Car, paradoxalement, la mort est une naissance,
C'est renaître à la vie lorsque sont mis au tombeau
Nos corps inertes et froids, vidés de la substance
Essentielle qui est l'âme, la pensée, le flambeau.

Peu de frères s'en soucient et traversent l'existence,
Ils s'enrichissent de biens seulement matériels.
Mais le pourquoi l'on vit, pourquoi notre présence,
Ils en savent très peu, et ignorent l'essentiel.

Ces quelques lignes en vers résumant la doctrine
De tous les grands esprits nous ayant précédés
Conduiront tous tes pas vers la lumière divine,
Ta vie dans le bonheur et la félicité.

 

Léo ROSENBLUM
 

Message reçu le 18 mars 1985 entre midi et deux heures dans un restaurant de Cazères sur Adour sur la nappe en papier... Les chapitres étant éparpillés ... autour de mon assiette, il ne restait plus qu'à... les remettre en ordre et de les taper à la machine.

Please Remember

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Note de Léo Rosenblum :Cette poésie a été transmise par une entité de langue anglaise de 21 heures à 22 heures 40 le 7 décembre 1988 lors de mes voyages professionnels.Ce poème a été reçu en langue anglaise... la traduction s'est effectuée avec facilité bien que je ne connaisse pas l'anglais.J'ai mis beaucoup plus de temps pour l'écrire à cause...des larmes qui m'empêchaient de voir la feuille que j'écrivais sous l'inspiration, à la campagne, seul dans une chambre d'hôtel.


Dans la brume matinale d'un matin du six Juin,
Armada terrifiante de feu et de tonnerre,
Milliers de bâtiments réunis sur la mer
Pour débarquer les hommes, les armes; terrible guerre
Sur les plages normandes de ce vert Cotentin.

Abraham et Dupont, Mohamed, Rosinski,
Sans oublier les Smith, Mac Grégor, les Johnny.
Nous venions de partout, tous unis et tous frères
Pour enfin libérer de quatre ans de misère
Les peuples emprisonnés sous le joug des nazis
Venus répandre le sang. Implacables ennemis
Sans pitié pour nos soeurs, nos femmes, nos pères, nos mères,
Pour les exterminer sous l'horrible bannière
Croix gammée, de l'horreur emblème de tyrannie.

Cette heure tant attendue dans l'aube de l'été
Pour refouler enfin le cruel occupant
Uniformes verdâtres d'un Reich triomphant
Cruels exécuteurs, indignes du nom d'Allemands.
Nos plus vifs désirs pour nous, gars de vingt ans,
Ramener le bonheur, la paix, la liberté.
Peu importe le prix que nous devons payer.
Nous voulions vivre pourtant dans la joie d'un foyer
La plupart d'entre nous pleins d'amour dans le coeur
Pour des parents laissés dans l'angoisse et la peur.
"Reviens-moi mon petit" leurs pauvres yeux mouillés
"Dans mes bras mon enfant, je t'ai bercé, choyé,
j'ai passé tant de temps, tant de nuits et tant d'heures
pour faire de toi un homme. Tu es toute ma fierté,
neuf mois et puis la joie de te donner le jour.
Des années de patience, de leçons et d'études,
Enfin nous sommes à trois, finie la solitude.
Ne pars pas mon enfant, bonheur de mes vieux jours"

"Je reviendrai Papa, je reviendrai Maman...
Je vous aime et ma force soutiendra vos faiblesses.
Je serai près de vous à l'heure de la vieillesse.
Je serai protégé, n'ayez point de tourment,
Mais le devoir m'appelle, chassons tous les tyrans".
Pauvre mère, pauvre père, dramatiques moments
Pour garder le sourire et rester impassibles
Alors que nous ne serons que de bien pauvres cibles
Sous le feu criminel qui peut stopper nos ans.
Par l'angoisse cernés, leurs yeux dans leur visage
Les vieillissaient d'un coup, j'en ai le souvenir.
L'amour doit être joie et non fait pour souffrir
Pour eux, nos sacrifices sont un crime à nos âges,
Mais la folie des hommes de toutes les nations
Qui déclenchent les guerres et luttes fratricides.

Avez-vous remarqué -et cela est stupide-
Ils immolent la jeunesse pour leurs folles ambitions
Mais c'est pour la dernière..."Soldats préparez vous
Sur la terre de France, vous attend la victoire.
Montrez au monde entier, en vous couvrant de gloire,
Vous êtes nos dignes fils, et mettez à genoux
L'ennemi aux aguets dans ce pays conquis",
C'est la faible lueur lorsque finit la nuit
Sur les vagues ondulantes, nous arrivons au bord.
Qui seront les vainqueurs ? qui seront les plus forts ?

Dans le calme du matin, c'est soudain le vacarme
Affreux déluge d'obus, monstrueuse boucherie
Loterie du destin qui arrache nos vies.
Les râles des mourants, les hurlements, les cris
Des milliers de soldats utilisant leurs armes,
Des corps déchiquetés, séparés de leurs âmes
Par le feu des blockhaus, invisibles dans la nuit
Révélant leur présence dans le jour naissant,
Répandant avec rage la mort dans nos rangs,
C'est la foudre et l'enfer qui nous a accueillis.

Papa, Maman chérie, je voulais revenir.
Le trouble m'envahit, je me sens défaillir
Et c'est, face contre terre... je me suis écroulé.
Je voulais vivre ma vie et on me l'a volée
Pourquoi dans les premiers ? Pourquoi le premier jour ?
Je voulais une famille et connaître l'amour.
Un terme aussi brutal, terminé. C'est si court
Sur la plage rougie en ce beau jour d'été.

Lorsque tu viens ici, médium aux cheveux blancs,
Ta pensée va vers nous et à nos sacrifices
Qui mirent fin à ta peur, ton mortel supplice
De connaître la mort dans un terrible camp
Où tu devais aller pour y rejoindre tes frères.
Six millions d'innocents tous réduits en poussière.
Prie pour nos jeunes âmes, tu es reconnaissant.
Maintenant tu nous vois ; la mort est illusion,
Nous vivons en esprit, tu connais ta mission.
Je peux compter sur toi et te sais assez sage
Et dans ce monde ingrat fais passer le message
Pour qu'en toute mémoire, chez tous les survivants,
Soit trouvé un moment pour de courtes prières,
Pour qu'enfin sur la terre soient effacées les guerres.
Abraham, Dupont, Mohamed, Rosinski,
Sans oublier les Smith, Mac Grégor, les Johnny
Ont lutté vaillamment, acceptant leur souffrance
Pour que la joie revienne sur le sol de France.

Quelques lignes tracées en ce jour de Décembre
Pour rappeler nos morts, la furie et les cendres.
Tu transmets nos pensées, décrivant nos destins
En passant toi aussi dans ce vert Cotentin,
Transcripteur versifiant, nous te disons merci.
Please remember for every body.

 

Ecrit le 7 décembre 1988 dans le Cotentin sur les plages du débarquement du 6 juin 1944< br /> Léo ROSENBLUM

Noël

noel.png

Depuis des décennies nous sommes tes compagnons,
Pour t'aider à semer l'amour, la compassion,
Au soir de ta vie, te vient la lassitude,
Nous fortifions ton âme contre l'ingratitude.

Tu étais prévenu, ainsi sont les humains,
Ils t'encensent aujourd'hui mais t'ignorent demain,
Nous t'avons mis en garde, car ils n'ouvrent leur porte,
Qu'en fonction d'intérêts, de ce qu'on leur apporte !

Pour la majorité, car tu trouves en chemin,
Beaucoup de tes semblables qui ne demandent rien,
Ils aiment c'est leur nature, même foi, même passion,
Ils servent Dieu, les autres et vibrent à l'unisson.

Quand on aime vraiment, et du fond de son coeur,
On pense aux êtres chers apportant le bonheur,
Tu en as tant semé et avec tant d'humour,
L'amnésie en ce cas, est un manque d'amour.

Ignore certaine ville où on t'a glorifié,
La gloire est éphémère, tu ne l'as point cherchée,
Tu les croyais fidèles mais ils t'ont oublié,
Il faut plaindre les êtres, de leur âme aies pitié.

Mais pense aux vrais amis, profitant de ce jour,
T'envoyant tous leurs voeux en prouvant leur amour,
Modeste carte écrite ou bien longue missive,
Ils ont perçu ton but et cela les motive.

Alors, comme toujours, offre leur tes souhaits,
Que leurs vies généreuses soient couvertes de bienfaits !
Que les anges gardiens, les guides spirituels
T'aident à répandre sur eux tout l'amour du ciel.

Garde tout au fond de toi, la vision de l'enfant,
Regarde vers l'horizon et ignore les tourments
Et de poursuivre ton oeuvre, continue à aimer,
La grandeur de l'homme "savoir pardonner"

Tu n'auras comme amis que des êtres sincères,
Car aux marchands du temple tu leur fais de l'ombrage,
La seule dévotion c'est vers Dieu notre père,
S'enrichir de la foi n'est pas le fait des Sages.

Et transmet nos messages dans la sérénité
Car tu n'es jamais dupe et c'est là ta sagesse,
Seule une âme forte excuse les faiblesses,
Et continue ta route dans la simplicité

 

Léo Rosenblum - Médium spiritualiste
Inspiré par mes guides dans la nuit du 24 décembre 2004

Les chats

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Ils sont autour de nous, bondissant, vifs et fiers,
Acceptant nos caresses si nous les méritons ;
Petites boules de poils, multicolores, altières,
Toutes griffes dehors, adorables chatons.

Très espiègles et joueurs, le coup de patte rapide,
Ils vont et virevoltent, pleins de vie et curieux.
Ils n'ont peur de rien et sautent dans le vide,
Ou se lovent sur nous ronronnant et heureux.

Parfois vociférant contre un chien inconnu,
Ils crachent leur colère pour imposer leur loi ;
Hors d'ici, imposteur, retourne dans la rue,
Ici c'est ma famille, mes amours et mon toit.

Et souvent ils sont frères et dorment l'un contre l'autre.
Ils partagent leur couche, les repas, la maison,
Et l'amour est de règle à l'instar des apôtres
Sur les antagonismes domine la raison.

Car les chiens et les chats sont bien souvent complices
L'amour chez les bêtes n'est pas calculateur
Si les hommes méchants n'excitent pas leurs vices,
C'est la fraternité qui régente leur coeur.

Et la vie passe ainsi, ils sont indépendants,
Car ce sont eux les maîtres et leur indifférence
Nous tourmente parfois autant que nos enfants,
Ils ne font qu'à leur tête, excluant l'allégeance.

Même pour les repas, règne l'indiscipline
Ne mangeant qu'à leurs heures et font les dédaigneux
Car ils savent d'instinct quand à notre cuisine
N'est pas bien à leur guise, ils trouvent beaucoup mieux.

Chasseurs impénitents, toutes griffes sorties,
Ils guettent patiemment les innocentes victimes,
Car c'est l'oiseau voletant, les loirs et les souris,
Qu'ils traquent avec sadisme pour arriver au crime.

Et puis les yeux mi clos, tout près du tapis brosse,
Ils apportent la preuve des méfaits de la nuit,
L'on découvre horrifiés, des têtes ou bien des os,
Reliefs d'un festin qui, par eux, est choisi.

"Gardez donc vos croquettes, vos boîtes ou votre viande,
Car je mène ma vie sans être inféodé ;
Je ne veux ni reproches, ni cris, ni réprimandes.
Nous la gente féline voulons la liberté."

Les années passent vite pour nos petits amis,
Dix ans terrestres, pour eux, c'est bien long en ce monde !
Nos existences sont courtes, bien plus courtes sont leurs vies.
Un trop bref passage près de nous. Tout s'effondre...

Ces chats indifférents, affectueux à la fois,
Nous causent des tourments autant que de plaisirs,
Nous les voyons souffrir, courageux, sans effroi,
Devant la mort qui vient et le dernier soupir.

Compagnons trop furtifs, pour vous nos yeux se voilent
Et nos gorges se serrent et puis nous vous pleurons
Et nous vous revoyons, là haut, près des étoiles.
A nouveau bondissant comme des petits chatons.

Parfois, nous sommes surpris car dans notre cuisine,
Un miaulement s'entend et nous voyons vos yeux.
C'est un signe du ciel, une grâce Divine
Pour nous dire "voyez ! Nous sommes dans les cieux."

Sentez notre présence, car nos petites âmes
Toutes autant immortelles que les vôtres aussi,
Nous venons près de vous, telle une douce flamme,
Pour réchauffer vos coeurs d'un amour infini.

La vie est ainsi faite, tout retourne à la tombe.
Il en est des humains comme des petits chatons
Trois petits tours sur terre, les années passent en trombe.
Peut être dans l'au-delà, nous les retrouverons.

 

Léo Rosenblum
Inspiré à la mi-août et écrit en septembre 1992

Le chien et sa chaîne

leChienEtSaChaine.png

Ma vie est un calvaire au bout de cette chaîne,
Rivé à ce mur gris, me tenant prisonnier,
J'aboie en gémissant, je crie au monde ma peine,
Car je suis la sonnette vivant chez un fermier.

Passants qui me voyez, de moi ayez pitié
Si vers vous, menaçant, je vous hurle ma haine,
J'aurais besoin d'amour ou d'un peu d'amitié,
Pour ma souffrance sur terre et pour mon cou qui saigne.

Et partout de la pub, on dépense des millions
Pour vendre dans des boîtes des repas composés
Alors que la misère et les faibles pensions
Laissent à certains pauvres humains à peine de quoi manger.

J'ai beau être une bête, moi, j'observe les hommes,
Les scandales, les dépenses et l'argent gaspillé.
Des réceptions royales, des gabegies énormes,
Ce siècle devient fou, mon Dieu, ayez pitié !

Pour moi, n'en parlons pas, je survis et c'est tout.
Des restes de repas, une maigre pitance,
Pas de boîtes machin, chose, ronron ou canigou,
Pour moi, pas de caresses, de joies ou de dépenses.

Je sais et je connais de la gente canine
Qui se goinfre de mets que voudraient des enfants,
Et moi aussi, amis, je crie souvent famine,
Je suis un pauvre chien, un chien de paysan.

Ah ! Si j'étais chasseur, un complice de crime
Je serais bien nourri, adulé et aimé,
Pour traquer d'autres bêtes, d'autres pauvres victimes
De ces fous sanguinaires qui ne pensent qu'à tuer.

Mais ne suis qu'une sonnette, peu coûteuse alarme,
Nous sommes des esclaves pour des hommes sans coeur,
Nous aboyons sans cesse, vaine plainte sans larme,
Nous aurions tant voulu connaître le bonheur.

Vous passez dans des rues de villes ou de villages,
Nous sommes de pauvres vies asservies et sans joie,
Nous tirons sur nos chaînes, poussant des cris de rage,
Ayez pitié de nous, ayez pitié de moi.

Quel douloureux calvaire au bout de cette chaîne,
Aimez bien votre chien, car nous sommes pleins d'amour
J'aboie en gémissant, je crie au monde ma peine,
Devrai-je donc souffrir jusqu'à mon dernier jour ?

 

Léo Rosenblum
le 4 février 1995

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